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Ci-dessus – Craignant par-dessus tout de se dessécher, les collemboles fuient le moindre rayon de soleil pour se réfugier sous les écorces des troncs d’arbres morts en décomposition. Ils y trouvent toutes sortes de champignons et de moisissures dont ils broutent les hyphes et les spores. Nat’Images 131 À gauche, de haut en bas – Les collemboles possèdent une “furca”, étrange appendice, ici de couleur blanche, que l’on aperçoit entre ses pattes sous son ventre. Il s’agit d’une sorte de bras en Y replié en tension sous son abdomen comme un ressort qu’il peut détendre brusquement en cas de danger, et ainsi se catapulter lui-même, dans un saut spectaculaire, hors de portée de son agresseur. C’est en semant ces microscopiques crottes derrière eux que les collemboles comme ce Dicyrtoma fusca participent à la formation de l’humus, l’immensité de leur nombre (jusqu’à 400000 au mètre carré lorsque les conditions sont idéales!) compensant la modestie de leurs déjections. Ils jouent ainsi un rôle crucial dans le recyclage des matériaux organiques en décomposition et dans la circulation des nutriments permettant la régénération des sols.


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